Souvenirs ferroviaires de jeunesse, années 60 à 80

Les photographies, les récits, tout ce qui concerne le chemin de fer ancien.

Souvenirs ferroviaires de jeunesse, années 60 à 80

Messagepar EC64
13 Juil 2014, 15:44

Vapeurs en banlieue Nord entre 1958 et 1968.


Habitant à l’époque à Epinay sur Seine, lorsque nous devions nous rendre à Paris, nous avions quatre possibilités, par la gare d’Enghien les Bains, par la gare d’Epinay sur Seine, par la gare d’Argenteuil, ou par bus RATP vers le carrefour Pleyel ou la porte de Clignancourt (lignes 138, 154 et 254).
Nous utilisons plus fréquemment la solution par Enghien. Les 141 TC régnaient alors sans partage en tête des rames banlieues Nord. Ces machines fumantes, crachantes et bruyantes m’inquiétaient, et je m’éloignais le plus possible de la bordure du quai lorsqu’elles passaient à ma hauteur, j’avais alors 8 / 10 ans. Par la suite, mes craintes des machines à vapeur (à faire peur disait un copain) ont disparu.
A Paris-Nord, nous arrivions alors sous la halle de la gare principale. Dans la gare dite annexe, j'observais des machines, que je trouvais plus élégantes, les 242 TA de la banlieue de Mitry.
Lors du parcours, aux environs d'Epinay Villetaneuse, il m’arrivait d’avoir la chance de croiser une 230 D en pleine action en tête d’une rame Talbot (OCEM) pour le Tréport. Quel spectacle que cette petite machine véloce crachant de la vapeur à pleine cheminée. Sur les grandes lignes, la vapeur avait déjà disparu.
A St Denis, nous retrouvions les voies électrifiés, les BB 16000 sur les GL, parfois la CC 10002, puis plus tard les 40100 et les BB 16500 sur les banlieues.
A niveau du dépôt de la Chapelle, le point d'arrêt « Pont-Marcadet » existait encore. Il était notamment desservi par les trains de la ligne d'Ermont par St Ouen les Dock. Cette ligne desservait également une halte perdue au milieu des voies et sauts de mouton de l'avant gare de Paris, la « Plaine Tramway ». Elle desservait surtout le dépôt de la Plaine. Elle était située sur une courbe très serré permettant à la ligne de passer en angle droit sous toutes les voies principales. Au niveau de cette station, il y avait une épave rouillée de Bugatti qui servait d'entrainement aux équipes incendie de la SNCF. Aujourd'hui, la ligne du RER D vers Paris, passe à cet endroit.
Par la suite, j’ai beaucoup utilisé cette ligne au départ de la gare d’Epinay sur Seine pour aller à l’école, je descendais alors à la halte de « St Ouen les Dock ». Par rapport à la ligne d’Enghien, cette ligne était lente, et les trains peu fréquents. Aujourd'hui c'est une branche du RER C.
A St Ouen les Dock, j’ai eu l’occasion d’observer lors de travaux, une manœuvre pour circuler à contrevoie. Le train arrivait en sens normal de Paris, s’arrêtait à quai, les voyageurs descendaient ou montaient, puis le train avançait sur quelques dizaine de mètres pour dégager la communication V1/V2, refoulait sur la voie 2 en empruntant cette communication, puis il repartait à contre-voie. A Gennevilliers, peut-être, la sortie était directe, sans avoir besoin de manœuvrer.
Au début, nous voyagions en 2ème classe, sur les banquettes en contreplaqué préformé des voitures banlieues Nord, par la suite nous avons eu droit à la première classe et aux banquettes en moleskine rouge. L’hiver, le chauffage vapeur avait tendance à surchauffer les voitures et les sièges. Quelques fois, les rames comportaient un élément de voitures articulées caractéristiques par la forme plus arrondis des caisses. Sans raison particulière, j’évitais de monter dans ces voitures bizarres .
Lorsque nous devions passer par Argenteuil, nous privilégions les trains directs à vapeur emmenés par les 141 TD Etat et composés généralement de voitures à étages Etat, et plus rarement de voitures Talbot. Nous évitions les omnibus origines Argenteuil pour Paris. Les rames Standard me faisaient trop penser au métro. A Argenteuil, je retrouvais les 141 TC Nord de la liaison navette Ermont-Argenteuil que je n’ai jamais utilisé.

Pour attendre la gare d’Argenteuil, nous devions prendre un car qui nous déposait avant le passage à niveau sur la GC, c’était l’occasion de voir et entendre les CC 64000. Aux heures de pointes du soir, ce PN restait fermé parfois longtemps pour cause de trains croiseurs ce qui conduisait les voyageurs pressés de prendre leur car à commettre des imprudences.

Le Lycée que je fréquentais à Epinay sur Seine était situé en bordure de la voie ferrée, et de la fenêtre de certaines classes, on avait une vue sur les voies. Je me rappelle y avoir vu plusieurs fois un locomoteur 030 DB (C 50100) ex DR type V36. On entendait aussi très bien, sans les voir, les CC 64000 sur la GC et quand, rarement, ce n'était pas une CC 64000, on entendait bien la différence : BB 66000 ou parfois une 141 R.


En 1969, nous avons déménagé en banlieue Est, le début d’une autre histoire… à suivre
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Messagepar EC64
13 Juil 2014, 15:46

Banlieue EST, 1968-1970

Nous avons d’abord habité dans un immeuble à proximité immédiate de la GC. Vu directe sur la voie et vie rythmée par le ron ron guttural des 65500. Bien que situé sur Villemomble, la gare la plus proche était Bondy. Bondy, c’était la bif de la ligne de Strasbourg et de Gargan. En ce temps là, aux heures de pointes du matin et du soir, il y avait des trains directs entre Paris et Bondy. En heures creuses, il fallait changer pour une navette BB 16500 + RIB 4 caisses. Cette navette stationnait sur voie 2ter à Bondy, donc correspondance sur le même quai pour Paris. Aujourd’hui, c’est un Tram-Train. Progrès ?
N’ayant pas changé d’établissement scolaire, j’ai fait beaucoup de trajet Bondy – Paris et retour, en rames banlieue Est, mes préférées, et en RIB « tape c.. ». Je trouvais le roulement des rames Est plus doux, plus stable. En seconde classe, des banquettes en latte de bois, mais plus confortable que celles en contreplaqué du Nord. En première classe, il s’agissait de fauteuil en moleskine rouge ou, pour celles non modernisées, en « cuir » et velours vert. Les voitures de première classe étaient soit des ex 2ème soit de vrais 1ère, ces dernières se distinguaient par l’absence d’intercirculation et par la présence de 4 fenêtres dans la partie centrale. En 2ème classe, les voitures étaient d’ex 3ème classe à 6 portes pour les voitures dites « lourdes » ou à 6 fenêtres dans la partie centrale pour celles dites « allégées », quelques voitures étaient d’ex 2ème (5 fenêtres dans la partie centrale). Les voitures pilotes étaient de construction récente (modification de voitures BD au début des années 60), et de conception les plus abouties que les équivalents Nord ou ETAT. La composition des rames EST était de 9 voiture pour les rames électriques, et de 4, 5 ou 9 (4+5) pour les rames diesels : BDx, B, B, A, B ou BDx, B, B, A, B ou BD. En pointe du soir, les directs montaient à Bondy en 9 minutes !! montaient, car la ligne est en rampe au départ de Paris jusque Noisy. Impressionnant !! On ne retrouve plus ces sensations avec les rames actuelles Z2N ou MI2N de la ligne RER E.
Tout le parcours était passionnant, le triage de Noisy, très actif en ce temps, le régime RA tournait à plein. Des C 61000 assuraient les manœuvres. Il y avait même une relation pour Reims par La Ferté Milon assurée par une 141 R que je voyais parfois en pleine accélération en début d’après midi à Bondy en attendant mon train pour Paris.
Ensuite, suivant la voie et le saut de montons emprunté, on observait plus ou moins bien les garages de l’Ourcq, avec les longues rames grandes lignes aux matériels très variés, EST, OCEM, DEV, Inox, UIC, ex DR, TY (Romilly)….CIWL bleu, du matériel étranger, principalement allemand ou suisse.
Puis, c’était la gare marchandise de Pantin et après le poste 2 de type Descubes, enfin le dépôt de la Villette, beaucoup de BB 16500 dont la déco à bandes blanches débutait, mais aussi des BB 16000 ( les BB 15000 n’étaient pas encore sorties), parfois une ou deux BB 13000, et du diesel, C 61000, BB 66000 des dernières séries à miofiltres pour le service banlieue, A1A A1A 68500, BB 69000, CC 70000. Ces dernières venaient alors presque quotidiennement à Paris sur des GL dont l’Arlberg Express. Et bien sûr les premières CC 72000 neuves ou presque. Parfois une machine inattendue comme la CC 21001 par exemple. Et toutes ces machines proches de la VO !!!
Et c’était l’entrée en gare de Paris au débouché des voûtes Philippe de Girard. La plus grande gare de Paris (31 voies) et la plus cohérente avec tous les quais équipés du même modèle d’abris et une façade homogène, bref la plus belle gare de Paris. Ensuite c’était la course vers le métro : lignes 4 sur pneus, puis la 2 et ses Spragues et enfin la 13 avec les rames articulées….
Sur la GC non électrifiée sur cette section en 1969, les CC 65500 régnaient presque seules, parfois une 66000, exceptionnellement une 141 R HLP. Beaucoup de train de marchandises, le vocable fret n’était pas encore usité, quelques voyageurs, TAC ou spéciaux. J’ai souvenir d’un train US Army.
Puis vinrent les travaux de rénovation des garages de Villemomble et l’électrification. Par hasard et chance, j’ai vu le train inaugural tractée par une BB 17000 et une autre en remorque. Disparue la traction diesel, place aux BB 12000, 17000 et 25500. Activité intense dans les garages en raison du relais de machine. Aujourd’hui, les garages sont retombés dans l’inactivité, ils sont même peut-être neutralisés.

En 1970, nous sommes partie vers la grande banlieue Est.
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Re: Souvenirs ferroviaires de jeunesse, années 60 à 80

Messagepar EC64
13 Juil 2014, 15:47

La grande banlieue EST 1970-1975

En se retrouvant à 65 km de Paris-Est, la desserte change. A cette époque, La Ferté sous Jouarre était faiblement desservie. Pour Paris, il y avait un omnibus vers 6h00 (le train des prolo), on ne parlait pas de TER, Château – Meaux puis directe Paris, celui-ci était assuré en RIB (2 x 4 caisses), puis vers 7 h (le train des employés) un autre omnibus assuré en TY (appellation Est des voitures Romilly) avec en général un 68500 en tête, et bien sûr chauffage vapeur en hivers, puis vers 8h40 (le train des cadres), l’express de St Dizier qui desservait Meaux uniquement pour laisser des voyageurs (montée interdite), voitures GL Est et BB 16500, vers 9h à nouveau un omnibus en rame TY et 16500, vers midi un omnibus en rame TY souvent une 16500 et parfois, oh miracle, une BB 13000. Je me souviens avoir fait un parcours La Ferté – Paris (50 mn), debout dans la voiture attenante à la BB 13000 pour observer celle-ci par le hublot de la porte d’intercommunication. En soirée, de mémoire un seul train pour Paris. Au retour, le matin, un omnibus, vers midi, un omnibus TY et 16500, vers 18h, l’express de St Dizier, voiture GL Est et 16500, suivit vers 18h15 par un omnibus en RIB, puis vers 19h à nouveau un omnibus en TY et 16500, et finalement dernier train vers 21h un express de soirée pour Chalons.
Toujours dans le même établissement scolaire sis au pied de l’hôpital Beaujon, j’utilisais principalement le train de 7h pour Paris et l’express de 18h au retour, parfois l’omnibus de 19h. J’en ai donc fait des kilomètres en TY, un peu bruyante, un peu secoué, surchauffé en hiver que ce soit le chauffage électrique ou vapeur. J’aimais le dossier haut de ces voitures. En première classe, les sièges étaient en tissu rouge dit pieds de coq. Dans l’express, je voyageais quand c’était possible dans le ½ compartiment de l’A3 ½ B5 Est. A la différence de la banlieue, ces trains comportaient de très nombreux habitués avec qui on finissait par faire connaissance et sympathiser (le véto de Dormans, le chef de rayon du BHV, les cheminots de Paris-Est, les « banquiers », le témoin de Jehova, etc…). Les compartiments se constituaient et les voyageurs occasionnels étaient vus comme des intrus. Si le matin, les 3 trains avaient une clientèle plus homogène, le soir c’était plus diversifié, bien que les cadres se retrouvaient surtout à 19h et au dernier train. Les express joignaient Paris à la Ferté en 40 minutes environ lorsque les omnibus mettaient 50 minutes.
Le dimanche, moins de trains et la plupart en RIB. Avec le temps, les rames TY seront remplacées par des rames banlieues Est. L’express recevait des voitures USI et le vendredi, la rame utilisée pour des trains de permissionnaires était composée de matériel hétéroclite. En première nous avions souvent droit à une A7Dt inox (la grande classe). Puis sont arrivées les voitures corail sur l’express. Plus tard et aujourd’hui encore, les Z2N ont assuré les omnibus Châteaux. Il me semble que des VO2N ont aussi été utilisés, mais je n’ai pas connu non plus.
Par rapport au trajet Paris – Bondy, le paysage ferroviaire s’enrichissait du triage de Vaires, avec son plan incliné en lieu et place de la butte habituelle, manœuvre par couplages de C 61000 ou C 61000 et TC 61100, puis plus tard par des BB 63500.
Peu après c’était la centrale EDF avec son faisceau de réception des rames de charbon essentiellement composée de wagon EF30 simple ou en couplage. La centrale est aujourd’hui arrêtée et toutes ces installations semblent à l’abandon. La LGV EE se détache de la ligne Paris-Strasbourg à ce niveau.
Aux environs de Lagny, la ligne rejoint la Marne, qui en période de cru venait lécher la plateforme ferroviaire, en particulier peu avant Meaux où la Sous-Station 25000 V de Villenoy devenait une presqu’ile.
A Meaux, terminus de la banlieue, un petit faisceau de garage, permet le stationnement des rames banlieue, des X 3800 de la desserte de La Ferté Milon, et de quelques wagons de marchandise. Un Y 7400 stationnait à Meaux pour les dessertes locales. En sortie de Meaux coté province, une courbe serrée enserre la ville et la ligne fait un presque demi-tour. Cette courbe impose une vitesse limite, longtemps à 120, la vitesse a été relevée à 130. Venant de province, lorsque les rapides et express donnaient un coup de frein pour aborder la courbe, c’était un signe de retard.
Au delà de Meaux, On observera la bif de Germiny, commandée par un petit poste perdu en pleine forêt, par laquelle se détache la ligne de Reims par La Ferté-Milon, autrefois fréquentée par les express pour Charleville et au delà, ces trains passe depuis l’électrification par Epernay. On entre alors dans sinueuse la vallée de la Marne jusqu’ à Châteaux.
A l’entrée de La Ferté sous Jouarre, un évitement circulation (garage actif en langage Est) permet de garer des trains pour être dépassés. Il arrivait que les omnibus y fassent un court séjour pour permettre à un rapace (rapide en langage Est) attardé de ne pas perdre plus de temps.

A suivre... des inédits et des illustrations
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EC64
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Re: Souvenirs ferroviaires de jeunesse, années 60 à 80

Messagepar EC64
13 Juil 2014, 16:06

Voyages en Allemagne

Le samedi 20 juin 1970, au matin, départ de la gare du Nord à Paris pour un premier voyage et séjour en Allemagne dans le cadre d’un échange linguistique entre enfants de cheminots DB et SNCF.
Peu de souvenirs de la voiture dans laquelle j’ai pris place, ni de la locomotive (CC 40100 ?), ni du trajet français, du passage à Jeumont frontière et de la traversée de la Belgique, sauf peut-être le passage en voie déviée sur les aiguilles belges un peu violent à basse vitesse (c’est toujours le cas aujourd’hui).
Entrée en Allemagne à Aix La Chapelle. Un monde nouveau s’offre à moi. Echange de machine, la machine allemande, une BR 110 vient se raccorder en queue, le train ne passe pas par Cologne, mais par Mönchengladbach.
Première photo : une 110.3.
J’ai fait une partie du parcours à la fenêtre qui, à l’époque, s’ouvrait. Une première observation surprenante, en ce samedi après-midi, sur tous les terrains de football se jouait un match !! et une première sensation, qui ne se démentira pas : en Allemagne les trains ne roulent pas, ils glissent. Le réseau semble intégralement soudé, aiguillages compris. Ce n’est bien évidemment pas tout à fait vrai, mais la sensation y est.
Traversée de la Ruhr, tout le matériel que je connaissais en photo était la devant mes yeux en vrai : les locomotives électriques unifiées BR 110.1 ; 110.3, 140, 141 dans les couleurs d’origine bleu ou verte, les machines diesels des séries BR 211/212, 216 mais aussi de matériel moins connu telle les automotrices BR 430 de la Ruhr. Quelques locomotives à vapeur aussi, principalement de type 150 de la série BR 050. Des trains partout, le trafic me paru très dense.
Arrivée à Bremen, mon correspondant m’attend pour prendre la correspondance pour Oldenburg. A l’époque, la ligne n’est pas électrifiée et c’est un BR 216 qui œuvre en tête d’une rame principalement constituée de Bn (Silberfisch), d’autres trains sont assurées par des rames automotrices VT 624 dont l’aménagement intérieur est identique aux Bn.

Belle gare à Oldenburg à l’architecture caractéristique en brique rouge.

Les jours suivants, le père de mon correspondant, cheminot en gare d’Oldenburg me fera visiter les installations dont le DB. On peut entrer partout !!

Je reçois une carte de circulation DB comme mon correspondant. Nous irons passer une journée à Hambourg, les installations ferroviaires sont impressionnantes. Je découvre des compositions inédites, une BR 140 encadrée par des coupons de Silberfisch !

Avec son père, nous visiterons les ateliers de Bremen-Sebaldsbrück principalement consacré aux locomotives diesels DB. Pour nous y rendre nous emprunterons une rame vide composée de voitures Umbau (Byg).
Nous irons aussi voir les ateliers de Lingen (AW) pour locomotives à vapeur.
J’en rapporterai quelques plaques : la locomotive 50 1476, un sigle DB et une plaque "Deutsche Bundesbahn" ! Je recevrai de son père une casquette DB neuve commandée à mon intention, début d’une petite collection de plaques et de casquettes !
71 - Chambre PTC la Ferté.jpg
Je rentrerais à Paris par un train de nuit au départ de Brême…

Pour l’année suivante, je préfère un autre parcours, départ le 21 août 1971 de Paris-Est (train 259/D259), changement à Francfort pour Brême (train D 572). Cette année là, nous visiterons le dépôt de Bremen-Hbf
et nous irons à Hanovre, à nouveau Hambourg puis Nuremberg (A/R en train de nuit). A cette occasion, je découvrirai que les sièges des compartiments à 6 places de 2ème classe en vis-à-vis peuvent se rejoindre pour offrir trois belles places couchés !
Nous visiterons le chemin de fer touristique de Bruchhausen-Vilsen
Retour de jour par le même itinéraire, via Francfort.

Je retournerai souvent en Allemagne.
Modifié en dernier par EC64 le 14 Juil 2014, 13:45, modifié 4 fois.
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Re: Souvenirs ferroviaires de jeunesse, années 60 à 80

Messagepar EC64
13 Juil 2014, 16:15

Etudes au Havre

De mes deux années d’études au Havre (1972/73 et 1973/74), d’un point de vue ferroviaire, j’ai surtout retenu le train du dimanche soir pour Le Havre en voiture A8 « saucisson », BB 17000 en tête. Je rentrais parfois vers Paris, par l’un des trains drapeaux, emmenées eux par une BB 16000 détachées de la Chapelle. Les autres trains devaient être composés de voitures USI (appelées ANF à cette époque), mais je n’en ai pas un souvenir précis.
Dans le cadre des études à l’IUT, avec un groupe d’étudiants nous avons visité les installations ferroviaires du Havre, la gare et le triage de Soquence en particulier. Nombreuses photos….

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Re: Souvenirs ferroviaires de jeunesse, années 60 à 80

Messagepar BB9256
13 Juil 2014, 16:56

Ah les lignes 154 et 254 à Epinay, le lycée se trouvait à l'époque du côté de la cité d'Orgemont je crois, beau récit en tous cas :cool:
BB9256
 
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Re: Souvenirs ferroviaires de jeunesse, années 60 à 80

Messagepar EC64
13 Juil 2014, 21:47

A l'époque, le 154 était assuré par des bus à plateforme genre TN6 et le 254 en bus "moderne" type Chausson. J'avais bien sûr une préférence pour la plateforme du 154.

Les trains des vacances


Chaque année, en général nous partions en vacances vers le 15 août, pour un retour mi-septembre, toujours en train et le plus souvent en train de nuit (place assise).

Quelques souvenirs :
Pour ordre, en 1955 et 1956, vacances à Rambouillet, 1957, vacances à Sarzeau (Morbihan) , trop jeune pour avoir des souvenirs.

1958 et 1960 : Vacances à la Redonne près de Marseille et le souvenir du patinage presque systématique des 141 R au démarrage des trains sur la ligne de Marseille à Miramas par la Côte bleue.
189 - PTC à Marseille août 1960.JPG


1959 : Vacances dans les Pyrénées vers Argelès-Gazost (près de Lourdes). Aucun souvenir ferroviaire hélas… quand je sais ce que j'ai du voir et pas mémorisé, les BB Midi entre-autres !

1961 et 1962 : Vacances en Vendée à Mareuil sur Laye. Départ de Paris Montparnasse pour Luçon en passant par Nantes, aucun souvenir, même pas des CC 65000…bien dommage !

1963 : Destination Benassay (Vienne), départ de Paris-Austerlitz. A Poitier, course vers la tête du train pour photographier la locomotive, une 2D2 5546 qui sera ma première photo ferroviaire (Instamatic Kodak).
101 - 2D2 5546 50 à Poitier (août 63) b.JPG


1964 : Départ de Paris-Est pour les Vosges. Surprise de voir une 140 C (ou une 230 B ?) en gare de Paris-Est, mais sur un train de travaux. Correspondance à Nancy pour Epinal, le train est composé de voitures TY (Romilly) tracté par la BB 66034, ce sera ma deuxième photo ferroviaire à Epinal.
102 - BB 66034 (cabine) à Epinal le 16 août 64 b.JPG
A Epinal, correspondance pour une composition d’X 5500 + XR + X5500 + XR. A Remiremont la composition est coupée l’une poursuit vers Cornimont et l’autre vers Bussang, nous descendons à Ramonchamps. Bon souvenir des places à vision privilégiées à l’avant des autorails. Retour par le train de nuit au départ de Gérardmer… Ces lignes n’existent plus aujourd’hui !

En septembre, voyage à Londres, de jour par Calais à l’aller sur le SS Invicta, retour de nuit par Dunkerque sur le Twickenham ferry par le Night-Ferry, souvenir quand même du chargement des WL, mais comme voyageurs de 2ème classe nous avons passé la nuit sur le pont dans des transats, mauvaise nuit d’ailleurs à cause d’une mer forte. Très vague et incertain souvenirs d’un petit déjeuner au WR !! Aucun souvenir des trains anglais que nous avons utilisé de Douvres à Londres qui avaient pour terminus et origine Victoria-Station à l’époque.
1964 Londres le 13 septembre n°690C.JPG


1965 : Départ de Paris-Lyon pour des vacances dans les Alpes vers Gap. Nouvelles sensations, l’odeur d’échappement des locomotives diesels (BB 67000) qui pénètre les compartiments sur la ligne de Gap, dans le célèbre et unique train de nuit pour Briançon (Trains 1901 et 1906).

1966 : Vacances à Chaingy-Fourneaux près d’Orléans, RAS

1967 : Départ de Paris-Montparnasse pour Morlaix. RAS

Vers le 15 août, Le Cheylard et le réseau du Vivarais encore en service commercial à l’époque. Voyages A/R Tournon-Lamastre en Billard articulé
1967 Le Cheylard gare août n°182B (6).JPG
1967 Le Cheylard gare août n°182B (4).JPG
1967 Le Cheylard gare août n°182B (1).JPG


1968 : Départ de Paris-Austerltz pour Allassac (pour des vacances à Vars) RAS

1969 : Vacances à Naves près de Tulles. Départ de Paris Austerlitz,
de jour par le train 1001 Changement à Brives pour Tulles. Découverte du POC, visite du dépôt métrique, petit voyage de Naves à Uzerche en autorail Billard. Très nombreuses photos ferroviaires lors de ce séjour, avec mon nouvel appareil photo, un Canon Dial 35/2 qui produisait des négatifs 18x24 sur film 35mm…(voir ici : http://www.forum-train.fr/forum/viewtopic.php?f=19&t=5694&hilit=POC&start=570).

Fin des vacances en famille, début des voyages avec les copains

Avec le temps, il est parfois difficile de dissocier ce que l'on a vu et dont on se souvient et ce que l'on connait par la lecture de nos revues favorites.... L’existence de photos clarifie généralement les idées.

Peut-être à suivre, par quelques voyages remarquables et d'autres souvenirs...
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Re: Souvenirs ferroviaires de jeunesse, années 60 à 80

Messagepar 242TE66
18 Juil 2014, 22:48

Merci EC64 de partager ces souvenirs d'enfance et de jeunesse :yin , et aussi ces premières photos ferroviaires. C'est une époque que j'ai bien connue (je dois avoir à peu près deux ans de plus :vieux: et suis donc moi aussi un jeune retraité) mais je n’habitais pas encore en région parisienne. Quand mon père a été nommé à Paris, j'étais encore étudiant en province et la traction vapeur avait tout juste disparu :mur: des dernières lignes de banlieue. Mais avant, nous venions souvent voir les cousins (les cousines aussi! :mdr2: ) à l'occasion des vacances scolaires et j'en ai profité pour faire quelques trajets en traction vapeur, surtout au départ de la gare du Nord et de celle de la Bastille. :coeur1:
EC64 a écrit:Quelques fois, les rames comportaient un élément de voitures articulées caractéristiques par la forme plus arrondis des caisses. A Argenteuil, je retrouvais les 141 TC Nord de la liaison navette Ermont-Argenteuil que je n’ai jamais utilisé.

C'est ainsi que le 2 janvier 1970, par exemple, j'ai effectué, avec la même rame réversible, remorquée puis poussée par la 141 TC 16, le trajet Paris-Nord - Gennevilliers - Ermont-Eaubonne - Argenteuil et retour par le même itinéraire. Et cette rame comportait justement les deux couplages de voitures articulées, l'un à deux caisses sur trois bogies, l'autre à trois caisses sur quatre bogies. Mais si j'avais bien remarqué les différences par rapport au reste du parc banlieue Nord, j'ignorais alors qu'il s'agissait de prototypes. Je ne pensais pas non plus qu'il y avait au moins une paire de courses 'directes' entre Paris-Nord et Argenteuil, car cela ne devait pas être indiqué sur les tableaux horaires de l'indicateur banlieue, ni sur les tableaux de départ des quais. :ange: J'étais donc descendu sur le quai à Ermont, pour constater que c'était le même train qui repartait ensuite pour Argenteuil. Idem au retour.

Encore merci et bon weekend à tous.

242TE66 :dodo:
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242TE66
 
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Re: Souvenirs ferroviaires de jeunesse, années 60 à 80

Messagepar XTof_vl
19 Juil 2014, 10:10

Merci pour ces moments partagés! :cool: :applause:
L'Attila du train Ho
Ondraaglijk
Voyou!


Ferjac (Gil Jourdan alias Guus Slim) et Raversijde 1913
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XTof_vl
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Re: Souvenirs ferroviaires de jeunesse, années 60 à 80

Messagepar billard
19 Juil 2014, 22:22

Bonjour à tous,
Cela fait du bien de temps à aute d'évoquer ces souvenirs...

On parle d'Allassac?

1961 j'avais 15 ans: une de mes premières photos ferroviaires, ( et photo tout court... vu le premier plan !). Mes parents et moi avions été invité chez des amis dont la maison de famille se trouvait juste de l'autre côté de la rue par rapport à la voie ferrée. J'étais aux anges..;mes parents moins ayant été réveillés par le tonnerre déclenché par le passage en pleine vitesse d'un train de nuit...
Fichiers joints
Derrière chez moi, savez-vous quoi qu'ya?
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billard
 
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