Engins SE en II métrique

Construction intégrale, montage de kits, tant pour le matériel roulant que pour le reste.

Re: Engins SE en II métrique

Messagepar Jjb
28 Sep 2018, 08:37

Bonjour Jean Luc, belle avancée :cool: . De mon coté, en ce moment , c'est plutôt ponçage et lasure de mon cabanon de jardin, et pour tout arranger je viens de découvrir 3 planches partiellement pourries dans un angle! :mur: Il va falloir les remplacer, c'est pas gagné....... :siffle:
Mais on va continuer tranquillement sur la Mallet, ... le soir.
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Jjb
 
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Re: Engins SE en II métrique

Messagepar jeanluc4343
28 Sep 2018, 14:29

Eh bien, bon courage !

Montage ce matin des deux embiellages avant :


Ce n'est pas facile mais on y arrive. La vieille pile de 4,5v apporte une aide précieuse pour placer les manetons au bons endroits.
Il faut tout monter, y compris la barre de relevage ....
Premier constat un peu angoissant : il n'y a absolument aucun jeu !
Pas le moindre petit centième de mm de jeu, sauf la bielle motrice qui peut bouger latéralement (+ ou - 1 mm) sur l'essieu ...
Quand on connait les embiellages LGB et leur "grand" jeu, il y a de quoi être inquiet.

Alors, tout doucement .... on branche le vieux transfo Jouef et là ......
ca tourne à partir de 2-3 volts !
OUF !

Mais ca ne tourne pas vraiment rond. Lorsque la bielle motrice est au maximum en arrière, il se produit un mouvement parasite qui pousse le cylindre vers l'avant et le support de glissière vers l'arrière. Et des deux côtés. :gne:

On arrête tout et on regarde.
J'ai d'abord pensé que c'était la tige de tiroir qui butait au fond du cylindre (on peut en raccourcir la partie dans le cylindre, mais pas de plus d'1 ou 1,5 mm). Puis j'ai vu aussitôt que la bielle de coulisse avait pénétrè son logement (dans la coulisse) au-delà de sa partie fraisée d'un côté (et s'y était bloqué en écartant un peu les côtés de la coulisse), alors que de l'autre côté, la barre de relevage s'était relevée au maximum évitant ainsi à la bielle de coulisse de se bloquer.
Le diagnostic est donc le même des deux côtés : il faut fraiser la bielle fourche de coulisse sur 2 ou 3 mm de plus et, en même temps, remonter la commande de relevage au maximum.
On reprend les essais : ca tourne mieux mais un autre phénomène se produit : la biellette reliant la crosse de piston à la biellette verticale de tiroir attaque la glissière basse.
Le remède consiste à tout redémonter puis écarter un peu la prise de mouvement sous la crosse (flèche orange), puis à la tordre un peu (flèche verte) pour qu'elle oblige la biellette basse à s'écarter de la glissière. Accessoirement, on peut meuler les picots au dos de cette biellette horizontale basse.
Le tout en photos :

la biellette horizontale basse attaque la glissière. Reméde : écarter légèrement la prise de mouvement sur la crosse et la tordre légèrement pour obliger la biellette à s'écarter de la glissière.

reprendre les essais en remontant au maxi le relevage (flèche bleue) ce qui fait remonter la bielle de coulisse au dessus du support de coulisse (flèche rouge), mettre la manivelle à zéro mouvement (flèche jaune) et tordre la prise de mvt de la biellette basse (flèche orange). Cette fois ça tourne sans mouvements parasites !

Lorsque en test et au ralenti, on redescend avec le doigt la barre de relevage jusqu'au point mort (milieu de la coulisse), on recrée le mouvement parasite qui pousse vers l'arrière le support gris de glissière. La cause en est que la bielle de coulisse vient buter au fond contre le support de coulisse (flèche rouge de droite). La flèche de gauche montre que la biellette horizontale basse n'attaque plus la glissière (grâce a la torsion opérée sur la crosse), mais ca passe juste.

Conclusion :
- il ne faut pas que la manivelle de relevage (PVC noir) soit en position neutre (donc horizontale). Elle doit absolument se trouver en position haute (marche avant) ou en position basse (marche arrière) en sorte de ne pas venir buter sur le fond du support de coulisse. Rien qu'avec cette manoeuvre vous éliminerez 80 % des problèmes.
- vous devez meuler un peu plus la partie déjà fraisée de la fourche de coulisse mais surtout pas la raccourcir, même d'1 mm car, si en faisant cela vous pensez résoudre le problème du point neutre, vous créeriez aussitôt un autre problème : cette fourche sortira alors de son logement dans la coulisse lorsque l'essieu aura fait 1/2 tour. Et ce problème la sera insoluble ! :vieux:
- pour résoudre le problème d'attaque de la glissière par la biellette basse, j'ai d'abord pensé tordre un peu (vers l'extérieur) la biellette verticale de tiroir. Peine perdue, cela produit l'effet exactement inverse : la biellette basse bute carrément sur la glissière !
En fait, il aurait fallu donner un arrondi inverse à cette biellette verticale de tiroir, en sorte que son milieu vienne "frotter" contre la tige de piston ce qui obligera sa partie basse à "ressortir". Ce n'est pas très esthétique. Il vaut mieux se limiter à une légère torsion de la prise de mouvement sur la crosse de piston. C'est moins visible et beaucoup plus efficace....

Denière précision : toutes ces modifications ont été faites sur les deux embiellages, mais à tour de rôle. Les essais n'étant fait, avec un très bon ralenti qu'avec un seul embiellage à la fois, l'autre côté étant seulement muni de la biele d'accouplement obligatoire pour éviter les ennuis !
Cordialement. JLS
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jeanluc4343
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Re: Engins SE en II métrique

Messagepar jeanluc4343
28 Sep 2018, 15:25

Illustration de mon propos précédent :
Après démontage, les mouvements avant montrent clairement le décalage de la biellette horizontale basse. Il est presque trop prononcé sur le cylindre de gauche (en bas) :

En effet, la partie sous crosse de cette biellette n'attaquera pas la glissière. Il est donc presqu'inutile de la repousser vers l'extérieur. Mais, si on ne le fait pas, la torsion de la prise de mouvement sera visible. Donc on conserve cet écartement et on atténue un peu la torsion pour que la partie de cette biellette horizontale reliée à la biellette verticale de tiroir soit un peu moins éloignée de la glissière ...


Sur cette photo de l'ensemble arrière non modifié, on voit bien qu'au premier tour de roue il y aura un problème avec cette biellette horizontale, la glissière va morfler, et des deux côtés !.

Partant du principe que les embiellages sont identiques deux à deux (gauche avant = gauche arrière), on peut se limiter à reproduire les modifications dont l'utilité vient d'être démontrée. Si on veut faire un test final, on pourra monter les embiellages destinés à l'arrière sur le châssis avant plus manipulable (donc avec les cylindres BP à la place des HP).

Ah oui, vous avez pu remarquer que je n'ai pas encore collé les supports de glissières dans leurs platines vissées (4 vis). Simple oubli (j'ai du sauter la ligne dans la notice) dont je me félicite aujourd'hui, car les incessants démontages et remontages m'évitent ces 4 petites vis, le support s'encliquetant tout à fait bien dans son logement. Pendant les essais, je veille simplement à ce que ce support de glissière (alors tenu avec le pouce) ne sorte pas de son logement. Je ne le collerai sur sa platine (dévissée et retirée pour ne pas la coller aussi au châssis) qu'avant peinture, lorsque les essais seront terminés.
Cordialement. JLS
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Re: Engins SE en II métrique

Messagepar jeanluc4343
28 Sep 2018, 18:10

Essai des deux embiellages arrière modifiés en les placant sur le châssis avant. Essai très concluant !
L'embiellage complet (les deux côtés en même temps) tourne comme une horloge dès 2-3 volts; le moteur ne chauffe pas et il n'y a plus aucun point dur.
Je rapelle que les modifications consistent à :
- raccourcir la tige de tiroir d'1 mm (en fond de cylindre) pour qu'elle bouge un peu sans sortir de son logement ;
- meuler 2-3 mm de plus la partie de la bielle de relevage qui entre dans la coulisse mais ne pas la raccoucir ;
- redresser un peu et tordre très légèrement vers l'arrière et vers l'extérieur la prise de mouvement sous la crosse de piston afin que la biellette horizontale basse s'éloigne de la glissière basse et ne vienne pas la cogner.

Après cela, il faut tout démonter en notant l'emplacement exact de chaque pièce d'embiellage afin qu'elle revienne exactement à sa place d'essai et pas ailleurs. Une attention particulière sera portée aux 4 micro vis de fixation du support de coulisse sur le support de glissière (fixées ici sous un morceau de scotch) :

Ces pièces, ainsi que les bielles et les barres de relevage, ne seront pas peintes. Seulement brunies.

Les blocs moteurs dénudés (dans l'état présent) ne seront pas peints non plus, seulement graissés et huilés :


Mais avant la séance de peinture générale, il reste encore un problème à résoudre :

En effet, le réservoir de la lampe de toiture est du type CFD. Pas du tout adapté aux SE. Le type SE est composé de deux cylindres posés l'un sur l'autre, à la fois plus large à la base et moins haut au total. Un peu comme le dessin rouge mal exécuté à côté. De plus, toutes les locomotives n'en étaient pas pourvues. Mais comme le "trou" existe sur la toiture, on va mettre un réservoir de lampe plus conforme aux "économiques" :
08.315.jpg

1928 SE 22.jpg
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Re: Engins SE en II métrique

Messagepar malletslm
29 Sep 2018, 10:50

Bonjour, je découvre ce fil un peu par hasard :shock: et avec un peu de retard :oops: : superbe montage :applause: pour un superbe kit ! :coeur1:

Cette "conversion" est d'autant plus intéressante :idea: que, affectionnant la version '"CFD" de ces petites Mallet (dites "type IV" dans le célèbre ouvrage de LM Vilain) je n'ai jamais creusé la question des subtiles différences entre les machines des CFD "Seine-&-Marne/Vivarais" et celles de la SE "Allier"... :)


Du reste, à ce sujet et si je peux me permettre un petit "retour en arrière", j'apporterai juste une précision sur le préambule du montage, en page 17 de ce fil :
jeanluc4343 a écrit:(...)
Mallet%20SE%20Allier.jpg

Et celle-ci qui semble porter une plaque SE Somme, est-elle la 4 501, avec ses soupapes à balanciers devant le dôme ?
(...)

Non ;) , car cette photo figure en page 217 du livre de J.Banaudo "Le siècle du Train des Pignes" (ed. du Cabri, 1991) et nous montre... la Mallet n°17 livrée en 1892 au réseau du Sud-France :idea: . La reproduction du même cliché dans le livre étant d'une très grande qualité (tirage plus clair et d'un "grain" plus fin), un fort agrandissement sur les deux "grandes" plaques (la troisième plus petite, à l'arrière de l'abri, semblant être une mention de brevet) ne laisse planer aucun doute :



Cette Mallet "Sud-France" se classe d'ailleurs dans le "type V" (toujours d'après LM Vilain) c'est-à-dire la même catégorie que la série "300" des CFD-Corse, plus puissante et surtout d'un ganarit sensiblement plus généreux : la chose a été évoquée plus en détail (avec comparatif à l'échelle des deux types) sur un fil dans le forum du Gemme : Les Mallet 020-020T des CFD... :)
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Re: Engins SE en II métrique

Messagepar jeanluc4343
29 Sep 2018, 14:52

Merci pour cette intervention enrichissante. C'était donc une Mallet du Sud-France. Je ne sais pas ce qu'est devenu mon livre sur les Mallet par LM Vilain ?
Je viens de regarder le fil du GEMME et y ai découvert une autre photo de la 4 502 "Tortezais" (collection Ph. Loubens) :

Il semble bien qu'elle n'ait pas d'éclairage cabine.
Trop tard donc puisque j'ai passé ma matinée à lui en coller un :

Sur le même fil du Gemme, j'ai vu aussi la Mallet CFD de B. Deluard. La seconde photo montre clairement qu'il a fait passer les fils de l'éclairage cabine le long du côté gauche de la cabine, puis qu'il les a descendus dans l'angle vers la chaudière. J'avais d'abord pensé les faire passer par l'arrière de cabine (parce qu'on ne regarde jamais ce côté là) mais se posait alors la question (facile à résoudre) du démontage du châssis. Finalement j'ai opté pour le parcours le plus direct vers la chaudière, en passant derrière le foyer. En effet, deux "tuyaux" parrallèles de plus ou de moins à cet endroit n'étonneront personne et ne poseront aucune question ....

L'ampoule est enfonçée sur un support lui même enfoncé à ras dans la toiture et dans le réservoir qui se trouve de l'autre côté. Les deux fils soudés aux branches du support repassent côté visible via les deux trous servant habituellement à fixer le support en place. Le tout est collé en place.

On aurait sans doute pu faire nettement mieux comme "réservoir" ....

J'ai vu aussi que B. Deluard avait peint l'intérieur de cabine de sa Mallet CFD en gris sale tout en conservant le noir des entourages de baies. C'est aussi mon idée : gris sale en partie haute de cabine, jusqu'aux garde corps des ouvertures latérales, avec entourages des baies noirs.

Dernière chose : Comme vous je regarde mes photos. Je veux dire que je les examine attentivement ce qui m'a permis de corriger une erreur que je ne voyais pas (ma vue baisse aussi avec l'âge) :
P1020808.JPG

la biellette doit passer entre les branches de la coulisse. Je pensais l'avoir correctement fait, preuve que non !
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Re: Engins SE en II métrique

Messagepar malletslm
29 Sep 2018, 16:03

jeanluc4343 a écrit:(...) Je viens de regarder le fil du GEMME et y ai découvert une autre photo de la 4 502 "Tortezais" (collection Ph. Loubens)...

J'ignorais si vous connaissiez ce cliché ! :) : en relisant le fil moi aussi, je me suis dit en souriant que la 4.502 est décidément la "star" des 3 Mallet SACM de la SE : c'est d'autant plus amusant (ou rageant, selon le point de vue ! :mrgreen: ) que sur la photo, elle semble être en "double-traction" avec une de ses soeurs...


jeanluc4343 a écrit:(...) Il semble bien qu'elle n'ait pas d'éclairage cabine.
Trop tard donc puisque j'ai passé ma matinée à lui en coller un...

Oui, mais accordons-nous le bénéfice du doute :) puisque sur la photo, cette partie du toit semble complètement "solarisée" :!: : sur la célèbre photo "constructeur" de la 401 SLM (celle qui me sert d'avatar) on n'en voit pas non plus, et pourtant ces machines eurent bien un éclairage d'abri... :idea:


jeanluc4343 a écrit:(...) la biellette doit passer entre les branches de la coulisse. Je pensais l'avoir correctement fait, preuve que non !

Je viens juste de lire "à tête reposée" les messages ci-dessus relatifs à l'assemblage et au règlage des embiallages : mince alors !!! :shock: :shock: :shock: . Ça m'a l'air largement aussi "pointu" que l'assemblage/réglage d'embiellages en H0m, je n'aurais pas cru ! ;)
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Re: Engins SE en II métrique

Messagepar jeanluc4343
29 Sep 2018, 17:18

Le réglage d'un embiellage, même à cette échelle est toujours une question de 1/10° de mm.
J'ai ressorti deux photos anciennes pour expliquer le "parti pris" de Gérard Comellas et le fonctionnement réel "normal" d'un embiellage.
Tout d'abord G. Comellas n'est pas un perdreau de l'année. Des embiellages, il en a sorti des dizaines différents sur ces dizaines de modèles aux échelles HOm, Om et finalement IIm.
C'est avec le IIm (me semble t-il) qu'il a changé son approche du problème. C'est assez réussi sur cette Mallet CFD et SE, moins bien réussi sur sa première Mallet POC. Voila comment ca fonctionne (enfin ce que j'en ai compris) :

Première chose, il allonge le piston de tiroir jusqu'à le faire buter au fond du cylindre. Ce piston ne peut aller plus loin. Donc son mouvement ne pourraitt se faire que sur la plage dessinée en rouge en 1. Mais, par ailleurs, Gérard livre une fourche de coulisse qui vient buter à fond de coulisse et donc interdit quasiment au piston de tiroir de bouger, constituant ainsi de la liaison entre ce piston et la biellette verticale un point fixe autour duquel tout le mouvement de l'embiellage va s'ordonner (croix noire). Peu importe alors "l'avance" du maneton de coulisse (plage verte) ou la position de la barre de relevage (plage verte aussi). Mais comme par ailleurs la bielle motrice fonctionne correctement (plage jaune) entrainant la biellette horizontale basse sur une plage identique (plage jaune) on arrive à deux positions "limites" lorsque la bielle motrice est à chaque bout de sa course. Lorsqu'elle se trouve à fond en avant, la biellette verticale "écrase" quasiment le presse étoupe et lorsqu'elle se trouve à fond en arrière, la biellette horizontale prend une position oblique qui la fait passer presque au-dessus de la glissière basse (d'où les problèmes que j'ai rencontrés). Ce n'est pas esthétique à ces deux moments là, mais ca fonctionne ....

Ce second schéma indique ce qui devrait être fait pour avoir un embiellage conforme.
D'abord, il faudrait que la "fourche" de coulisse soit fixée à la coulisse (X rouge) et pas libre comme elle l'est sur ce modèle. Ce faisant, cette fourche imprimera un mouvement au piston de tiroir (qui devrait donc être plus court, au moins dans le cylindre) sur la totalité de la plage rouge. Ce mouvement ne sera possible que si le relevage n'est pas au neutre (au milieu de la coulisse) et, surtout, si l'avance du maneton est parfaitement réglée (au 1/10° de degré). Alors le mouvement normal de la crosse de piston se traduira par un mouvement identique de la biellette horizontale basse qui combiné avec le retrait plus important du piston de tiroir (et donc de la bielle verticale) n'obligera pas la biellette basse à se soulever vers le haut. Elle restera quasiment horizontale pendant tout le tour de roue. Le problème c'est que ca ne fonctionne que si les réglages sont parfaits. S'il y a la moindre erreur (maneton dans le mauvais sens ou insuffisamment ou trop incliné), ca coince grave ou ca casse !

C'est probablement à force d'entendre médire de ses réalisations que Gérard à opté pour cette solution (non fonctionnelle) du pivot à la jonction de la tige de tiroir et de la bielle verticale. A l'inverse, LGB qui livre des locos avec embiellages indémontables respecte les principes de fonctionnement normaux (fourche fixée à la coulisse, relevage fixe, maneton à "avance" fixe) et ça fonctionne très bien grâce au jeu important qu'il donne à toutes les liaisons des biellettes entre elles.

Moralité, si on veut une loco qui fonctionne avec un embiellage à monter intégralement, soit on le fait monter par un horloger, soit on adopte la solution Gecomodel avec une tige de tiroir trop longue (en avant) et une fourche de coulisse "demesurée" (en arrière).

Ais-je été clair ?
Cordialement. JLS
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Re: Engins SE en II métrique

Messagepar jeanluc4343
29 Sep 2018, 18:12

Dernier complément à ce que je viens de dire ci-dessus.

Pour respecter les "système" Gecomodel, on peut se limiter à écarter la biellette horizontale basse de la glissière en écartant sa prise de mouvement sur la crosse et en la tordant légèrement vers l'extérieur. On aura alors ça :

La biellette horizontale devient oblique et remonte au-dessus de la glissière.
D'autant plus que le relevage est au "neutre" ce qui ne permet pas à la fourche de "bouger" car elle bute sur le fond du support de coulisse.

D'où mes deux autres préconisations :
- raccourcir de 1 à 1,5 mm la tige de tiroir au fond du cylindre;
- placer le relevage au point haut, pour donner un peu de mouvement à la fourche en veillant à ce que la partie fraisée le lui permette (donc fraiser 2 mm de plus).

La combinaison de ces deux préconisations fera que le "point fixe" (articulation entre la fourche et la tige de tiroir matérialisée par la croix noire) va pouvoir se déplacer horizontalement de 2-3 mm. Ce qui permettra d'avoir ça :

Dans les deux cas la bielle motrice est presque à fond en arrière, mais dans le second cas, du fait du possible déplacement du "point fixe" (on voit très bien que la tige de tiroir est ressortie et que la biellette verticale s'est déplacée de plusieurs mm vers l'arrière), la biellette horizontale basse se relève nettement moins ....
CQFD ! :ange2:

Rappelez vous d'ailleurs mon premier constat avec les embiellages non réglés et testés avec relevage au neutre : Lorsque la bielle motrice se trouvait à fond vers l'arrière il y avait un double mouvement parasite faisant bouger le cylindre vers l'avant (tige de tiroir trop longue en cause) et le support de glissière vers l'arrière (queue de fourche trop longue butant sur le support de coulisse).

Ce sont les seuls réglages qu'il faut opérer mais ils sont nécessaires, voire indispensables ! :vieux:
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Re: Engins SE en II métrique

Messagepar jeanluc4343
30 Sep 2018, 09:16

Dernière précision sur les embiellages Gecomodel, car je ne voudrais pas laisser penser qu'il y a systématiquement des problèmes de réglage.

Primo, je n'ai jamais eu aucun problème de fonctionnement d'embiellages Gecomodel, même en HOm ou en Om. Il suffit de monter correctement les pièces et de regarder attentivement comment elles se déplacent sur le tour de roue. Il ne faut jamais "ovaliser" quelque liaison que ce soit. En revanche, on peut être conduit à meuler un peu ou écarter (ou tordre) légèrement certaines pièces pour qu'elles glissent sans accrocher, ainsi qu'à raccourcir (quelques dixièmes de mm à peine) d'autres pièces (tige de piston ou de tiroir notamment). J'appelle cela du "réglage" et il est absolument normal de l'opérer sur des pièces qui sont toujours issues de moulages à la cire perdue et ne viennent pas d'une fabrication industrielle rigoureuse.

Secundo, le réglage d'un embiellage en IIm est quand même nettement plus aisé qu'en HOm. Même si c'est toujours une question de 1/10° de mm, ce 1/10° là sera plus visible et facile à corriger en IIm.

Tertio, chaque modèle exige un réglage différent.
J'ai monté les 3 modèles IIm de G Comellas et n'ai pas souvenir d'avoir éprouvé la moindre difficulté de réglage des embiellages de la Pinguely :

Il faut reconnaître que la place n'y est pas aussi comptée que sur la Mallet SE ou CFD. Les bielles et biellettes sont longues et le mouvement ample ...
En repassant le doigt sur ces pièces on note que le jeu est très faible. Ca tourne rond sans cliquetis et sans mouvement parasite.

En revanche, je me souviens très bien avoir ressenti quelques doutes sur l'embiellage de la Mallet POC :

Les embiellages sont aussi "serrés" que sur l'actuelle Mallet SE ou CFD, mais il y a quelques notables différences.
D'abord la POC est entièrement en laiton et bronze, ce qui lui retire la souplesse constatée sur la Mallet SE dotée de cylindres fixés par un pion central (en PVC) au châssis (donc pouvant encaisser un petit choc) et, surtout, de supports de glissières en PVC (de 1 mm) extrèmement souples. Par comparaison, le premier constat sur la SE (cylindre et support de glissière légèrement repoussés) se serait traduit sur la POC par un blocage total. La seconde différence au montage provenait de la taille des fourches de coulisse. Plus courtes, elles m'ont immédiatement laissé penser qu'il faudrait être très vigilant sur le montage du relevage (laisser la barre sur le neutre) et sur l'avance du maneton (pas d'avance ou le moins possible) afin d'éviter le plus possible l'oscillation de la coulisse de nature à favoriser la sortie de la fourche de son logement précaire entre les branches de la coulisse .... :H2:
La troisième notable différence vient de la longueur des biellettes de relevage. Très longues (et lourdes) sur la POC, ces biellettes devaient finalement être collées sur leur axe qu'il fallait, coûte que coûte, ne pas laisser tourner. Et ce n'était pas aisé car l'axe en question était moins "serré" dans ses passages que celui de la Mallet SE.
Enfin, quatrième différence (de mémoire car je n'ai pas recherché la notice de montage), les manetons ne comportaient pas la vis pointeau intérieure qui équipe ceux de la Mallet SE. De ce fait je fus plusieurs fois confronté (en marche arrière seulement) à un décalage de ce maneton sur l'embiellage arrière droit (non visible sur cette photo) me conduisant à finir par déposer un petit abrasif entre ce maneton et son support (un peu de cyano séchée) qui réglait le problème quelques temps.

J'ai deux autres Mallet à monter : une seconde Mallet POC (ce sera la 101 en livrée verte et noire des années 60) et une Mallet CFD (la 48, je crois). Sur la première des deux, je testerai un montage "fonctionnel" du premier embiellage. Je veux dire que j'essaierai de rendre cet embiellage conforme à la réalité fonctionnelle des locos vapeurs en solidarisant la fourche à la coulisse, tout en rendant possible le déplacement de la dite fourche le long de la coulisse (j'y ai déjà pensé et j'ai une solution). Simplement "pour voir" si l'embiellage tourne encore sans problème .... :gratte:

Il y a des moments ou je me demande .... :ggg:
Cordialement. JLS
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